En direct du village

Yankhoba LO, assistant social, correspondant VERSO pour le Sénégal, nous livre en quelques mots la situation difficile que vivent les habitants de Ndiarème et Gaé en cette période de pandémie. Si le confinement est difficile à supporter en France, il est catastrophique pour la population privée de ses moyens de subsistance… Les ménages ciblés par l’Etat seront aidés, mais les autres ?

 

« Le comité de ciblage est un groupe chargé d'identifier les personnes les plus touchées par l'État d'urgence et le couvre-feu. Ces personnes issues de familles vulnérables et qui vivaient dans la précarité se trouvent dans une situation pire. Ces ménages étaient déjà dans le Registre National Unique et sont au nombre de 1374. Seul 501 parmi eux vont bénéficier du soutien de l' État. Aujourd'hui dans le village les gens ne peuvent plus gagner leur vie car ils ne peuvent pas s'adonner à leurs activités génératrices de revenus. Il y en a qui ont récolté les oignons, les patates douces mais éprouvent de la peine pour les vendre ou les conserver. Quelques rares acheteurs qui viennent ne mettent le bon prix. A 20heures , personne ne sort alors c'était le moment pour certains de faire du commerce pour avoir la dépense pour le lendemain. Ce qui préoccupe le plus c'est le manger. C'est pour cela que les gens n'ont cessé de remercier VERSO pour le soutien au profit des ménages très démunis. VERSO, partenaire privilégié de la commune, reste à jamais gravé dans la mémoire des habitants. Le nom de VERSO est scandé partout pour son acte solidaire en faveur des paysans, éleveurs, pêcheurs, vendeuses, débrouillards, qui n'ont que leur force de travail pour survivre, se trouvent aujourd'hui confinés, dépourvus de source de revenus. On est le plus souvent sous l'arbre à palabres avec les chauffeurs en chômage, espérant d'un moment à l'autre que la situation s’améliore ».